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Première interview d’Elodie BERTAL-CHRISTMANN

Publié le 11 janvier 2018

Lundi, à son arrivée sur Angers, Elodie BERTAL-CHRISTMANN nous en a appris un peu plus sur elle. Entre basket, vie de maman et reprise après sa blessure, elle nous en dit davantage.

Peux-tu te présenter aux angevins ?
Je m’appelle Elodie BERTAL, maintenant mariée donc CHRISTMANN. J’ai commencé le basket à 6 -7 ans à Rambouillet dans le 78 puis j’ai joué à Versailles, je suis partie pour mes années de minimes sur Chartres. Je suis Chartraine, je suis restée là-bas un long moment jusqu’à mon entrée à l’INSEP. J’ai fait mes trois années à l’INSEP, en même temps les Equipes de France, à l’époque on disait cadette ça ne me rajeunit pas. Cadette, Espoir, moins de 20 ans, Championnat d’Europe, deux Championnats du Monde, deux fois 5ème au Championnat du Monde. Ensuite, je suis devenue professionnelle à Valenciennes, j’ai commencé en même temps les sélections chez les A, je suis restée deux ans à Valenciennes, j’ai joué une année à Bourges, cinq ans à Montpellier, deux ans à Villeneuve d’Ascq puisque sur ma 3ème saison j’ai eu ma grossesse, je suis donc maman d’une petite ou d’une grande Inès, cela dépend si l’on considère l’âge ou la taille. J’ai ensuite rejoint le club Perpignan, après le dépôt de bilan de ce dernier j’ai évolué pendant un an en Nationale 1 à Roquebrune puis deux années à Tarbes avant de rejoindre l’UFAB49, avec entre temps un passage à Lyon (LFB) comme joker médicale.

Tu sors d’une longue blessure (rupture du ligament croisé antérieur). Comment as-tu géré cette blessure ?
Je me suis blessée le 4 mars contre Angers au Quai de l’Adour. Très compliqué parce que c’est un match que je ne dois pas jouer pour cause de déchirure aux adducteurs. Je ne m’entraîne pas de la semaine et comme c’est un match très important pour rester en Ligue, je décide de jouer, évidemment c’est toujours à la fin du match qu’il se passe ce genre de blessure. Vraiment très compliqué, excepté la douleur sur le moment, je sors du terrain je ne pense pas du tout que c’est aussi grave. Suite à l’IRM le verdict tombe rupture des croisés. C’est là douche froide, comme pour tous les joueurs ou joueuses dans la même situation. Quinze jours après je me suis fait opérée. C’est une blessure qui est très redoutée par les sportifs, en essayant de rester positive, je me dis qu’à 33 ans je n’avais pas encore été confrontée à ce problème. Cette blessure m’a permis de mieux comprendre et de conseillée aujourd’hui les sportifs qui vivent la même chose. Au début c’était un petit peu compliqué à accepter, c’est une blessure qui est très longue mais j’ai trouvé que ça n’était pas spécialement douloureux par rapport à certaines blessures dont j’avais été victime. Il faut de la patience et beaucoup de travail pour revenir. Trois jours après l’opération j’ai commencé la rééducation, d’avril à juillet avec un kiné sur Tarbes ensuite je suis partie au mois d’août à Capbreton pendant trois semaines où ça s’est très bien passé. Je suis rentrée en septembre sur Tarbes, chez moi, où j’ai repris, j’avais un programme à suivre, j’étais complètement capable de m’entraîner. Mon Diplôme d’Etat de préparatrice physique ainsi que mon expérience par rapport à mon corps et à son ressenti m’ont permis de gérer la situation et ça s’est bien passé. J’ai ensuite pris les choses en main, je me suis boostée. Il y a des moments qui ne sont pas toujours faciles car quand on peut courir on a envie de faire plus et c’est un petit peu long. Mais aujourd’hui tout va bien.

Tu es aussi maman. Comment arrives-tu à gérer ta vie de maman et de sportive professionnelle ?
C’était compliqué quand Inès était plus petite, j’ai repris les entraînements quand Inès avait 2 mois et demi, les séparations, les déplacements ont été plus difficiles pour moi à gérer, plus sur un point de vue émotionnel que physique. Maintenant qu’Inès va à l’école c’est plus simple. Quand on change de club il y a tout un réseau à remettre en place. Sur Angers il va falloir que je trouve rapidement des solutions. Inès va reprendre l’école très vite, pour la journée il n’y a pas de problème. C’est plus pour les weekends, les soirs d’entraînements elle est habituée à venir au gymnase avec moi et elle aime beaucoup. Pendant les vacances scolaires ou quand il y a deux séances par jour j’essaie qu’elle n’assiste qu’à une seule sinon ça devient un petit peu long et qu’elle a d’autres choses à faire. On essaie de s’encadrer d’amis, c’est vrai que l’école favorise les rencontres, nous arrivons à trouver des amis ou alors des nounous pour le week-end s’entourer de personnes de confiance. Pour Angers c’est un petit peu différent puisque son papa n’est pas avec nous sur la fin de saison donc il faudra qu’on voit comment cela peut s’organiser au fur et à mesure, il viendra souvent pour s’occuper de sa petit puce le week-end et pendant les vacances scolaires. Pour nous Inès et pour moi de l’avoir avec moi c’est que du bonheur, mais pas d’inquiétude, c’est juste une organisation qu’il faut mettre en place.

Quelles sont les motivations qui t’ont amené à signer à l’UFAB49 ?
C’est vrai que c’était un choix qui n’était pas très évident parce que l’UFAB était en balance avec l’ASVEL (Lyon LFB). J’ai choisi l’UFAB parce que vous avez déjà fait un très beau parcours de début de saison avec une sérieuse ambition de remonter de suite en Ligue Féminine, cela ça m’intéresse. J’ai déjà participé à deux montées de Ligue 2 en Ligue 1, avec Perpignan et Tarbes, ça m’intéresse de renouveler cette aventure avec Angers. En Ligue 2 je trouve que ce n’est pas du tout la même mentalité qu’en Ligue 1, autant de la part des dirigeants, des entraîneurs que des joueuses. C’est vraiment un état d’esprit qui est très différent, on trouve de vraies familles basket et c’est quelque chose qui pour moi est très important. J’ai beaucoup échangé avec David, j’ai vraiment apprécié son discours. Sa façon de voir le basket m’a énormément plu, son expérience de joueur n’y est pas pour rien, bien au contraire, ça m’a donné envie de venir. Je me suis tout de suite sentie à l’aise, je me suis reconnue dans ses ambitions, dans son discours. Je n’ai vraiment pas hésité parce que pour moi c’est un projet qui colle tout à fait avec ma façon de voir le basket et la vie. Quand j’ai échangé avec David j’ai eu immédiatement envie d’aider l’UFAB à remonter en première division, c’est un club qui est très bien organisé, structuré, qui n’a rien à faire pour moi en 2ème division. Le club se donne les moyens cette année de remonter directement, j’aimerai pouvoir contribuer à cette montée en apportant toute mon expérience pour aider les filles sur le terrain.

Quelles sont tes ambitions et objectifs avec l’UFAB49 pour cette seconde partie de saison ?
Clairement la montée en première division.

En quelques mots, comment décrirais-tu l’UFAB49 ?
Je ne connais pas encore bien le fonctionnement du club, maintenant les échanges que j’ai eu avec les différents dirigeants, que ce soit par mail, par texto, par téléphone pour mon arrivée, ce sont vraiment très bien passés. Je ne pouvais pas avoir une meilleure arrivée que celle d’aujourd’hui. En plus c’était un peu difficile avec mon match de samedi soir à Villeneuve d’Ascq. Etre rentrée dimanche à Lyon, arrivée aujourd’hui sur Angers, évidemment nous sommes un peu déboussolées ma fille et moi. Franchement ici c’est très bien organisé. Pour l’instant sur ce que je vois et comme je le disais, ce n’est pas un club qui dans l’organisation a vocation à être en 2ème division.

Si tu avais un mot à dire à tes futurs supporters, lequel serait-il ?
J’ai déjà eu quelques contacts et j’ai vu quelques petites phrases, sur Facebook notamment. Je suis très très ravie d’être ici et je vois que c’est partagé, j’espère surtout leur faire plaisir en me battant sur le terrain, on fera le maximum pour que cette équipe reprenne sa place en première division.

 

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